Grâce à l’initiative populaire « Pour un congé paternité raisonnable – en faveur de toute la famille », le débat sur le rôle du père durant les premiers mois de son enfant va pouvoir se faire. Les candidats JLRvs estiment l’intention bonne mais pas idéale. Nous prônons une réelle égalité au sein du couple. Ajouter quelques jours pour les pères au congé maternité n’est pas la solution. Nous proposons une réelle réforme en transformant le congé maternité en un congé parental que les deux parents pourraient alors se partager. Ce congé parental serait d’une durée de 16 semaines au lieu des 14 semaines de congé maternité actuel. L’interdiction de travail imposée à la femme durant les huit premières semaines doit être réduite. Cette interdiction est motivée par les besoins physiologiques, mais la durée est excessive, du moins pour certaines femmes. Il ne s’agit pas de réduire la protection de la mère mais de lui permettre un retour plus doux, plus flexible, dans le monde du travail sans devoir compenser une absence de huit semaines. Le reste du congé serait ensuite divisible entre les deux parents. Selon leur volonté. Ce congé serait flexible en ce sens qu’il pourrait être pris à temps plein ou bien partiel. Cela permettrait à nos PME, soit 99% de notre tissu économique, de mieux pouvoir s’accommoder du congé d’un/e employé(e). La manière de prendre ce congé, en bloc ou partiellement, serait décidée à l’avance entre l’employeur et l’employé(e).

La seule règle qui doit être prise en compte : il doit être pris dans l’année suivant la naissance. Avoir un enfant est un bouleversement. C’est durant les premiers mois que la famille prend ses nouvelles habitudes. Il est injuste que les pères ne puissent pas être présents pour leur enfant, alors qu’en même temps, la femme est assignée à résidence durant huit semaines. Le signal renvoyé par le système actuel est néfaste, il sous-entend que l’éducation est uniquement une histoire de femmes. Les couples souhaitant s’organiser de manière dite plus traditionnelle le pourront toujours avec notre proposition. Mais d’autres familles auront également la possibilité de s’organiser différemment. Chaque famille a son propre fonctionnement et devrait pouvoir choisir le modèle lui correspondant le mieux. L’Etat n’a pas à se mêler de ce choix.