Environ un tiers des émissions de CO2 en Suisse sont dues au trafic (hors trafic aérien). Pour parvenir à une réduction significative de ces émissions sans imposer de restrictions majeures à la mobilité individuelle, une utilisation plus efficace des ressources est essentielle. Les transports publics, mais aussi les moyens de transports du type « sharing economy » permettent une utilisation des ressources efficaces en transportant plusieurs personnes.

Par ailleurs, le transport multimodal doit être favorisé en renforçant les correspondances et les « zones d’échange » entre les différents moyens de transports publics. Ceci va de pair avec un développement de la cadence des bus et des trains, le but n’étant pas de taxer les voitures, mais de pousser la demande en développant l’offre des transports publics.

La taxe sur les billets d’avion n’est pas la meilleure solution pour le secteur. Le domaine de l’aviation est international par excellence, une taxe locale n’aura donc que peu d’effets car facilement contournable. Une éventuelle taxe devrait se coordonner au niveau international.

Inciter au lieu de taxer. Une taxe ne devrait être que le dernier recours si des solutions suffisantes sont proposées mais non utilisées.

  • Eviter la mobilité individuelle en favorisant les solutions de partage de la mobilité, sans toutefois passer par des taxes
    • Co-Voiturage
    • Location de voitures (Mobility)
    • Locations de vélos
    • Augmenter la cadence des transports publics car la demande suit l’offre dans les TPs
  • Pousser l’utilisation du train pour les transports longue distance
    • En développant les P+R
    • En augmentant les prix des places de parc à proximité des aéroports
  • Inciter à utiliser les transports publics
    • A l’aide d’abonnements à prix réduits pour les jeunes et les seniors
    • Avec des billets dégriffés durant les heures creuses pour les gens aux horaires flexibles
  • Conditionner toute taxe à une coordination internationale
    • Ne pas pénaliser les aéroports Suisses et reporter le problème de l’autre côté de la frontière (ex. Transport aérien)
    • Passer plutôt à travers une sensibilisation du public en imprimant les émissions sur les billets d’avion et en proposant des solutions de compensation carbone

Le cadre juridique doit permettre à ses entreprises d’exercer dans toutes les villes sans restrictions. La loi doit également favoriser le développement et l’implantation des voitures autonomes, plus économes en énergie.

Une solution globale comme le système international de réduction d’émissions CORSIA doit être soutenu. Une intégration progressive dans le système européen de quotas d’émission est le plus souhaitable à moyen-terme.