Les jeunes libéraux-radicaux valaisans se sont positionnés contre les deux initiatives agricoles, refusant un protectionnisme dépassé et inutile qui met en péril les couches fragiles de la population. Nous sommes convaincus que c’est avant l’individu qui doit décider de son alimentation. Une intervention de l’État, qui ne peut être que disproportionnée, irait à l’encontre de cette idée en produisant un effet déresponsabilisant.

L’initiative FairFood, en demandant que l’État définisse des exigences plus strictes pour la production et la transformation des denrées alimentaires et contrôle les importations, entraînera une réduction de l’offre alimentaire et des prix plus élevés. Cela pénalisera les consommateurs à faible revenu. De plus, le gouvernement devra envoyer des inspecteurs pour contrôler la production alimentaire importée dans les autres pays. Nous importons 50% de nos aliments et vouloir contrôler tous ceux-ci n’amèneraient qu’une bureaucratie lourde et arbitraire.

 L’initiative « pour la souveraineté alimentaire » est encore plus extrême. Elle demande que l’approvisionnement étatique en aliments et aliments pour animaux soit issu de la production nationale et que soit constitué des organisations paysannes chargées de la gestion des quantités alimentaires et des prix. Autrement dit, les consommateurs mangeront ce que d’autres décideront et paieront le tout au prix fort. Il s’agit là d’un retour à une agriculture d’État, qui a échoué partout où l’expérience a été tentée. Les droits de douane prévues pour décourager les importations ne feront que renchérir le prix pour le consommateur et exposeraient en retour nos exportations (1 franc sur 2 est gagné à l’étranger) à des mesures de rétorsion à l’échelle du commerce international.

 Ces initiatives contrôlent et augmentent inutilement la pression sur les agriculteurs et limitent ainsi leur marge de manœuvre entrepreneuriale, car ils doivent laisser l’État dicter la façon dont ils produisent leurs produits. Les agriculteurs doivent rester indépendants. Ils ne sont pas des exécutants au service des Verts et d’Uniterre ! Nous sommes convaincus qu’une démarche déresponsabilisante ne peut qu’amener une chute accélérée du marché agricole suisse, au lieu de conduire à son sauvetage.